OCTOBRE 2018

Un renouvellement de l’investissement canadien dans le Mécanisme de financement mondial – histoires en provenance du Kenya



« Depuis toujours, nous savons que l’investissement dans les personnes est avantageux; et maintenant, nous comprenons, d’un point de vue économique, qu’il se peut bien que ce soit la chose la plus intelligente à faire. Encore trop souvent, nous entendons les leaders dire qu’il faut d’abord faire croître l’économie et par la suite, investir dans les gens. Pourtant, investir dans les gens, c’est investir dans la croissance de l’économie. »

— Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale

 

Récemment, trois députés du Parlement canadien se sont joints à RÉSULTATS Canada pour voir de quelle manière l’aide canadienne permet de combattre les maladies liées à la pauvreté au Kenya. Ce voyage visait à mieux comprendre l’impact de nouveaux modèles de financement pour la santé et la nutrition, incluant le Mécanisme de financement mondial.

Le Mécanisme de financement mondial (GFF) mis en place en 2015 vise l’atteinte de l’Objectif de développement durable (ODD) qui a pour objet de mettre fin aux mortalités maternelles, néonatales et infantiles dû à des causes évitables, d’ici 2030. Ce nouveau mécanisme de financement a été conçu de sorte à favoriser la créativité et la collaboration pour parvenir à mobiliser les 33 milliards de dollars nécessaires chaque année pour éliminer la mortalité maternelle et infantile dû à des causes évitables et qui sévissent partout sur la planète.

Le GFF a atteint ses objectifs en travaillant de pair avec des pays où le revenu se situe entre les niveaux faible et moyen inférieur, des donateurs (comme le Canada) ainsi que des organismes de développement afin que davantage de gouvernements priorisent la santé des femmes, des adolescents et des enfants à même leurs budgets. Le GFF, dont le siège est à la Banque mondiale, utilise des façons novatrices pour mobiliser un financement plus important qui relève de ces questions trop souvent négligées. À titre d’exemple : depuis le 30 juin 2018, un financement de 452 millions de dollars US du fonds fiduciaire du GFF a été relié à 3,3 milliards de dollars US pour financer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.

Pour chaque dollar qu’investit le fonds fiduciaire du GFF dans des domaines de santé déterminés, tels que la santé reproductive et la nutrition, le pays peut recevoir une subvention valant sept fois la subvention initiale du GFF.

Les pays admissibles reçoivent l’assistance technique de la Banque mondiale, en plus de celle d’autres partenaires, dans la production de plans durables et à long terme consacrés à la mobilisation des ressources intérieures (un terme signifiant l’argent qu’un gouvernement réunit grâce à des efforts nationaux, tels que la taxation), de même qu’à la coordination de partenariats pour le développement au sein du pays. Par exemple, le GFF peut réunir dans un pays d’importants bailleurs de fonds d’aide au développement comme UNICEF, Fonds mondial, GAVI puis les gouvernements des pays, pour assurer une coordination optimale des tous les efforts, augmentant ainsi l’efficacité de chaque dollar investi dans l’aide au développement. À titre d’exemple : grâce à un investissement de 800 millions de dollars US, le GFF a pu mobiliser une somme supplémentaire de 3,9 milliards de dollars US pour financer la santé et la nutrition des femmes, des enfants et des adolescents.*

En 2015, le Kenya compte parmi les premiers pays à recevoir l’appui du GFF. Avec ce soutien, le Kenya a axé son financement sur des services maternels et infantiles améliorés et sur le perfectionnement de programmes de planification familiale; des soins de santé et une nutrition améliorés pour les enfants de cinq ans et moins; en plus de voir aux adolescents qui jusque-là, n’avaient pas été pris en compte.*

Par conséquent, la proportion d’accouchements en présence d’un personnel qualifié a augmenté de 44 à 62 pour cent. La mortalité des enfants de moins de cinq ans est tombée de 74 à 52 décès pour 1 000 naissances vivantes.

En investissant dans la santé et dans la nutrition, davantage d’enfants poursuivent leur scolarisation et encore plus d’adultes sont aptes à travailler pouvant ainsi subvenir aux besoins de leur famille. Cela conduit à une productivité accrue et à la croissance de l’économie – ce qui dénote une plus grande rentabilité de l’investissement initial dans le Mécanisme de financement mondial. De fait, les études montrent que chaque année de scolarisation supplémentaire augmente de 10 pour cent * le revenu à l’âge adulte.

Le premier évènement de réapprovisionnement du fonds GFF aura lieu en novembre 2018. L’objectif est de mobiliser 2 milliards de dollars US de plus au cours des cinq prochaines années afin d’étendre le GFF à un total de 50 pays qui nécessitent un soutien important et qui ont manifesté un intérêt envers le GFF. Pour atteindre cet objectif, le GFF a besoin de l’apport de pays comme le Canada. Dans le passé, le Canada a apporté un appui considérable au GFF. À ce jour, ses engagements totalisent 220 millions de dollars CA. En investissant 240 millions de dollars CA dans le réapprovisionnement du fonds GFF (soit une augmentation de moins de 10 pour cent comparativement à l’engagement initial), le Canada investit dans la vie et le bien-être de millions d’êtres humains.

Il s’agit maintenant de s’assurer que la vie d’aucune femme, d’aucun enfant ou d’aucun adolescent n’est écourtée de causes évitables et qu’ils peuvent exercer leur plein potentiel. Une reconduite de la contribution du Canada au fonds du GFF constitue un catalyseur pour la santé et la nutrition, un catalyseur pour elle et un investissement dans les personnes et l’économie.

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