Rien sur les filles, sans filles : Des adolescentes issues de divers pays participent aux rencontres

le mardi 29 mai 2018 dans Blogue

Dans le cadre de la présidence canadienne du G7, les ministres des Finances et du Développement se réuniront les 30 et 31 mai à Whistler, en Colombie-Britannique, à l’occasion de la quatrième et dernière réunion des gouvernements du G7 précédant le Sommet. Amener les ministres mondiaux à discuter ensemble des enjeux qui influeront sur la vie de millions de personnes dans le monde est une nécessité internationale et la clé de l’engagement du monde envers les Objectifs de développement durable des Nations Unies.

La population canadienne peut souvent se sentir déconnectée de ces réunions et de leurs résultats. Ce sentiment d’exclusion est encore plus grand chez les jeunes, qui ont souvent l’impression que leurs opinions ne sont pas entendues ou qu’elles sont ignorées.

Le monde connaît actuellement les niveaux les plus élevés de personnes réfugiées et déplacées depuis la Seconde Guerre mondiale. À l’échelle mondiale, des millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés dans les pays touchés par des crises. Beaucoup trop d’entre eux vivent toute leur enfance dans l’incertitude et font face à un avenir sans réelles possibilités. L’éducation est essentielle à la survie des enfants dans le monde, en particulier pour les filles, qui souffrent en raison des conflits et des catastrophes.

Mais personne n’en parle. La voix de ces jeunes n’est pas entendue.

La population âgée de moins de 30 ans dans les pays les plus fragiles et instables va considérablement augmenter au cours des prochaines années. Les adolescentes, en particulier, occupent une place incroyablement importante, mais fragile. Elles sont profondément affectées par les décisions prises par les dirigeantes et dirigeants, mais ne sont souvent pas prises en compte lors des discussions majeures. Elles sont exposées aux menaces que représentent la violence sexiste, la discrimination, le mariage précoce et forcé, les grossesses et la maternité précoces, et le manque d’accès aux soins de santé et à une éducation de qualité.

Nous savons pourtant que lorsqu’un accès à ces services leur est accordé et lorsque l’égalité des sexes, une éducation de qualité et l’autonomisation des femmes et des filles sont prioritaires, les adolescentes contribuent à améliorer la situation de leur famille, de leur communauté et de l’ensemble de la société. Les filles instruites et autonomes engendrent des changements positifs.

Leur potentiel est illimité, et les résultats sont extraordinaires.

Alors, pourquoi la communauté internationale n’en fait-elle pas plus pour inclure les adolescentes dans les conversations les plus importantes?

En tant que présidentes, présidents et chefs de la direction de certaines des principales organisations de développement, d’aide humanitaire et de protection des citoyennes et citoyens du Canada, c’est une question que nous posons souvent. Nous sommes chaque jour témoins, partout dans le monde dans le cadre du travail que font nos organisations sur le terrain, des retombées que les adolescentes peuvent engendrer. Leur potentiel est illimité, mais elles n’ont pas souvent l’occasion de le montrer.

Le Canada est sur le point de changer cette situation, et changer cette situation n’a jamais été aussi urgent.

C’est pourquoi nous sommes ravis que le gouvernement du Canada ait pris la décision historique et transformatrice de mettre les adolescentes à l’avant-plan lors de la réunion des ministres des Finances et du Développement en les invitant à prendre part aux discussions et à s’exprimer sur les questions qui les concernent, afin que leurs opinions soient entendues et prises en compte lors de la prise de décisions. En les incluant et en les invitant à faire part de leurs points de vue et préoccupations, le Canada crée un véritable changement dans sa façon de mener sa présidence du G7. Il redéfinit l’équilibre du pouvoir en forçant les puissants dirigeants et dirigeantes de différents pays à écouter et à engager un dialogue avec les adolescentes.

Il s’agit d’une décision audacieuse, nécessaire et qui peut changer les choses. Nous attendons avec impatience cette discussion unique du G7 avec des adolescentes du Canada et d’autres pays du monde qui sont fragiles et touchés par des conflits.

Nous sommes ravis de pouvoir entendre ce qu’elles auront à dire et nous savons qu’en mettant leurs opinions à l’avant-plan de cette conversation, nous en bénéficierons toutes et tous.

Nous savons pertinemment que les adolescentes sont capables d’accomplir de grandes choses. Il est temps maintenant de les laisser s’exprimer. Et le Canada montre à la communauté internationale comment les écouter.

Ce blog est signé par: 

Bill Chambers, président et chef de la direction, Save the Children Canada

Christina Dendys, directrice générale, RESULTATS Canada

Kevin Frey, chef de la direction, Right To Play International

Michael Messenger, président et directeur général, Vision Mondiale Canada

David Morley, président et chef de la direction, UNICEF Canada

Caroline Riseboro, présidente et chef de la direction, Plan International Canada

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