Jour 3
Au cours des deux derniers jours, en visitant Addis-Abeba et des zones rurales d’Éthiopie, nous avons eu la chance de voir comment des programmes de santé maternelle et infantile transforment la vie des gens qui en bénéficient. Hier, nous avons constaté comment AMERF, une O.N.G. africaine, fait la promotion de l’hygiène et l’assainissement de l’eau dans les écoles des bidonvilles d’Addis-Abeba. Ils ont mis en place des latrines spécialement construites pour les filles, ce qui a accru leur niveau d’assiduité scolaire. Cette organisation sensibilise la population à l’hygiène et à l’utilisation du savon pour le lavage de mains, ce qui diminue l’incidence de maladie chez les élèves qui fréquentent l’école et chez la population qui habite bidonville.
Le même jour, nous avons rencontré des membres de CARE Éthiopie qui, depuis trois ans, organisent avec un groupe de femmes un programme de prêts et d’épargne. Ces femmes s’encouragent mutuellement en déposant des sommes d’argent dans un compte commun pour qu’elles puissent plus tard être utilisées comme financement pour des micro-entreprises créées par ces mêmes femmes. De plus, ces femmes suivent des cours de gestion qui les aideront à administrer leurs entreprises. Ce groupe d’épargne s’est transformé en véritable bouée de sauvetage pour les femmes qui participent à ce programme et qui s’entraident en partageant conseils et soutien. En étant des femmes d’affaires et en gagnant un revenu additionnel, elles enrichissent le niveau de vie de leurs familles.
Jour 4
Aujourd’hui, nous sommes sortis d’Addis-Abeba pour visiter des zones plus éloignées et découvrir trois types de services de santé différents. Pour commencer, nous sommes allés visiter un poste de vulgarisation de santé. C’est un centre de santé qui dessert une communauté de 5 000 personnes. Deux jeunes femmes y travaillent comme agents de vulgarisation sanitaire et voient à presque tout : de la vaccination à l’hygiène des postes d’accouchement pour les futures mères de leur communauté. Cette manière d’organiser la santé, pour les gens qui autrement ne recevraient aucun soin, fait une grande différence dans la vie des gens de cette communauté. En ce moment, il y a 34 000 agents de vulgarisation de la santé qui travaillent en Éthiopie.
Nous avons aussi visité un centre de santé et un hôpital de district où on forme des agents de vulgarisation sanitaire qui desserviront les communautés rurales. C’est merveilleux de constater que tous ces agents de vulgarisation sanitaire augmenteront de manière spectaculaire l’accès aux soins de santé en Éthiopie. Cette manière de faire devrait servir de modèle aux autres pays d’Afrique pour s’assurer que plus personne ne meure à cause de soins de santé déficients!